Protéger ses fruitiers des parasites naturellement
Dans un verger en bonne santé, les parasites ont rarement le dernier mot. La clé, c’est la biodiversité : plus votre jardin accueille d’insectes auxiliaires, d’oiseaux et de plantes variées, moins les ravageurs trouvent de terrain favorable. Voici les principaux parasites que vous pourrez rencontrer, et comment y faire face sans traitement chimique.
Les Pucerons
Les pucerons colonisent volontiers les jeunes pousses et les feuilles tendres au printemps. Mais ils ont de nombreux prédateurs naturels (coccinelles, chrysopes, guêpes parasitoïdes) qu’il suffit d’attirer.
Que faire ? Plantez autour de vos arbres des fleurs de la famille des apiacées : carotte sauvage, fenouil, aneth, panais… Leurs fleurs en ombelles sont particulièrement attractives pour les insectes auxiliaires qui se chargeront eux-mêmes du problème.
Les chenilles défoliatrices
Certaines chenilles peuvent dévorer rapidement le feuillage de vos arbres, surtout au printemps et en début d’été.
Que faire ? Dès les premières apparitions, le ramassage à la main reste la méthode la plus simple et la plus efficace. En cas d’invasion plus importante, une décoction de tanaisie et de menthe poivrée (deux plantes répulsives) appliquée sur les feuilles atteintes permet de les décourager.
Les carpocapses
C’est le fameux « ver des pommes » (et des poires, des noix…). Ce petit papillon nocturne pond sur les feuilles, les tiges ou dans l’œil des fleurs. Sa larve se développe à l’intérieur du fruit, puis le quitte à maturité en laissant un trou caractéristique.
Que faire ? Plusieurs approches complémentaires :
- Les oiseaux et les chauves-souris : favorisez leur présence avec des nichoirs. Les mésanges notamment sont de redoutables chasseuses de chenilles et de larves. : Papillon nocturne qui pond sur les feuilles, les tiges ou sur l’œil des fleurs. La larve se développe à l’intérieur des fruits et elle quitte le fruit une fois mature (un trou de ver est visible sur le fruit).
- Les pièges à phéromones : à installer juste avant la floraison, à raison d’environ un piège pour 2 500 m². Ils capturent les mâles et réduisent la reproduction.
- Les pièges à carton ondulé : placez une bande de carton ondulé verticalement sur une vingtaine de centimètres en haut du tronc. Les larves viennent s’y réfugier pour hiverner, il suffira de les détruire à l’automne.
- Les poules : excellentes alliées en parcours sous les arbres, elles dévorent larves et insectes au sol avec enthousiasme.
Une invasion que vous n’arrivez pas à identifier ? Envoyez-moi une photo, j’essaierai de vous aider à y voir plus clair.

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